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The Raven Age plane sur Londres

à 14 h 17 min
Lecture 7 min.
The Raven Age plane sur Londres
© Tetralens

C’est au Powerhaus, plus connu sous le nom de Dingwalls, au cœur de Camden, que le groupe britannique conclut sa tournée No Man’s Land après avoir sillonné le pays en décembre 2021 en diffusant son Heavy Metal aux accents groovy, de petites en moyennes salles, certaines étant même des références de la scène Metal britannique comme Rebellion à Manchester ou Exchange à Bristol.

Ayant déjà assuré la première partie de nombreux groupes prestigieux tels que Tremonti, Alter Bridge, Gojira, Mastodon et (bien sûr) Iron Maiden, c’est en tant que tête d’affiche qu’ils ont joué pour ces quelques dates cet hiver afin de promouvoir leur dernier opus, Exile, sorti en septembre 2021.

Texte et photos par Tetralens (tetralens.com)

Hawxx au Powerhaus

La petite salle située entre les bars, le restaurant, le marché et le canal, à deux pas de Camden Wharf, où l’ambiance est toujours aussi folle, est plutôt sombre, mais une atmosphère positive y règne.

La soirée commence avec la performance du collectif féminin Hawxx, (un groupe très cosmopolite) qui livre avec une belle énergie un son assez inédit, qui pourrait donner l’impression d’une fusion fortuite entre Kate Bush, le garage Rock, et le Doom Metal, avec une touche d’électro.

The Raven Age plane sur Londres

Le résultat est tout à fait convaincant pour ces filles talentueuses ; Iman à la basse, Jess à la batterie, Hannah à la guitare lead, et la très charismatique Anna au chant et à la guitare, notamment sur les performances de leurs titres Death of Silence, Hologram ou encore Love’s a Bitch.

The Raven Age plane sur Londres

Encore une occasion de confirmer qu’il ne faut jamais manquer les premières parties !

The Raven Age plane sur Londres

Hawxx – Death of Silence :

The Raven Age entre en scène

L’arrivée sur scène des membres de The Raven Age est accueillie très chaleureusement. La salle n’est pas pleine à craquer, mais les personnes présentes sont vraisemblablement de vrais fans.

The Raven Age plane sur Londres

C’est sous l’impulsion de Dan Wright et George Harris (oui, Harris comme dans Steve Harris de Iron Maiden, mais ne vous arrêtez pas là) que le groupe s’est formé en 2009, avec la production sans hâte d’un EP en 2014 puis d’un premier album début 2017.

The Raven Age modifie quelque peu son line-up, avec l’arrivée de Tony Maue en 2017 à la guitare rythmique, et de Matt James au chant en 2018, remplaçant Michael Burrough. C’est sous cette forme, que le groupe sort en mars 2019 son deuxième album, Conspiracy. Un premier pas vers une nouvelle ère.

The Raven Age plane sur Londres

Le groupe propose, à ses débuts, une direction mélodique assez homogène, qualifiée même par certains critiques de répétitive d’un titre a l’autre, le tout manquant de nuances. Mais Conspiracy, qui a atteint 30 millions de streams, est un véritable succès qui se justifie pleinement au vu de ses morceaux accrocheurs, aux thèmes variés.

Exile, sorti en septembre 2021, qui comprend une sélection de 11 chansons, dont seulement deux originales (No Man’s Land et Wait for Me), confirme cette tendance vers une écriture plus construite.

The Raven Age plane sur Londres

Bien qu’habitué aux grandes salles, le collectif britannique livre au Powerhaus une performance parfaitement adaptée à l’échelle du lieu et du public présent, avec une belle complicité partagée avec le public.

The Raven Age plane sur Londres

Le choix de la programmation est très équilibré avec un début énergique sur The Day the World Stood Still, et des passages plus calmes comme No Man’s Land ou Wait for Me, sur lesquels on remarque les grandes nuances dont Matt James est capable.

Plusieurs titres très entraînants sont également proposés comme Seventh Heaven où Jai Patel et Matt Cox mettent parfaitement en avant la rythmique, le très accrocheur Surrogate où les guitares de Tony Maue et George Harris nous régalent de très beaux riffs, ou encore Angel in Disgrace dont la mélodie reste en tête.

On remarque tout au long des chansons la grande maîtrise technique des différents musiciens comme sur le solo de guitare de George sur Firelflies.

The Raven Age plane sur Londres

Le concert se clôt superbement avec un public parfaitement conquis, sur la très efficace Fleur de Lis. Probablement l’un des titres à conseiller à tout auditeur désireux de découvrir le groupe, tant il contient la quintessence de leur identité musicale.

The Raven Age plane sur Londres

Setlist :

  • The Day the World Stood Still
  • The Mercyful One
  • Promised Land
  • Surrogate
  • Betrayal of the Mind
  • Forgotten World
  • Wait for Me
  • No Man’s land
  • Salem’s Fate
  • Grave of the Fireflies
  • Angel in Disgrace
  • Seventh Heaven
  • Fleur de Lis

Cette soirée est la démonstration d’un son enfin mieux dessiné, qui utilise parfaitement les codes du Metal, tout en explorant des tonalités plus groovy ou mélodiques, et une certaine modernité dans les arrangements. Une maturité atteinte par le groupe peut-être aussi avec l’arrivée de Matt James au chant, dont la voix à l’identité plus marquée que son prédécesseur a fait progresser la perception générale des compositions.

Auparavant, la voix de Michael Burrough était un peu trop monotone et manquait d’énergie dans le registre supérieur. Matt a ce petit quelque chose dans sa voix, caractérisé par une touche “old school” très 90’s, surtout sur les ballades comme Wait for Me, où sa voix est le plus souvent très claire mais a aussi parfois un léger voile.

The Raven Age plane sur Londres

Ce style qui est maintenant propre à The Raven Age, avec cet élégant mélange d’éléments classiques du genre, comme certaines introductions dont l’orchestration a presque un petit côté Blackmore’s Night, mélodieux et tout en finesse sur le plan technique, fait oublier le manque d’affirmation des débuts.

On espère l’arrivée prochaine d’un album entièrement composé de nouveautés.

The Raven Age plane sur Londres

The Raven Age – Fleur de lis :

The Raven Age – Wait For Me :

À propos de Tetralens

Cet article a été rédigé par Tetralens, qui est également la propriétaire de toutes les photos que vous avez vues ci-dessus.

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TETRAlens rassemble toutes les expressions de mon travail photographique, récent ou datant de plusieurs années. J’y présente principalement un extrait de mes captures de concerts live, essentiellement issus de la scène Metal et Rock, ainsi qu’un petit aperçu de mes autres sujets photographiques, tels que les paysages, les détails et l’architecture. D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu capturer à travers mon objectif ce que mes yeux voulaient immortaliser : le tranchant d’une lumière, la force d’un instant, la douceur d’un regard, l’énergie d’un moment, ces choses qui rendent le monde plus beau. Depuis mon plus jeune âge, cette passion m’a suivi dans mon quotidien ou dans mes voyages, mes yeux regardant constamment la nature, les villes et les gens comme une source d’inspiration pour nourrir mon expression artistique. Le canal le plus emblématique étant la musique live, les événements à travers lesquels l’humain est un vecteur des vibrations les plus positives.

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