Lors d’une conversation avec Revolver, Bruce Dickinson, le chanteur de Iron Maiden, a parlé du 17e album studio à venir du groupe, Senjutsu, du processus créatif actuel du groupe, et plus encore.
Parlant de sa relation de travail actuelle avec le bassiste et leader du groupe Steve Harris, Dickinson a déclaré : « Ce qui est intéressant, c’est qu’il est devenu de plus en plus pointilleux sur les lignes vocales [au fil de notre carrière], et que j’ai acquis de plus en plus de connaissances au fil des ans sur la façon de les faire fonctionner pour lui. »
Il a poursuivi : « Je cherche où dans l’album il y a de la place pour la performance et j’équilibre cela avec son exigence de précision absolue. »
« Très souvent, il écrit des textes dont les syllabes correspondent exactement à la basse ou à un autre instrument rythmique. »
« À l’époque, je regardais certains de ses trucs et je disais : ‘Mais ce n’est pas de l’anglais !’. Et il répondait : ‘Oui, mais ça n’a pas d’importance parce que ça suit le rythme’. C’était une sorte de révélation pour moi ! [rires] »
« Certains de ses textes sont industriels dans ce sens, mais il y a aussi des passages très lyriques ».
« Dans la plupart des chansons de l’album, il y a des moments assez étonnants, comme de grandes voix pleines superposées à des voix plus douces, des choses comme ça, assez progressives. La chanson titre, Senjutsu – je veux dire, dès que je l’ai entendue, j’étais comme, ‘Oh wow, ça va être différent !’. »
Il a ajouté : « Ce que j’aime dans Senjutsu, c’est le côté dramatique, et le fait qu’il y ait une certaine retenue dans la dynamique, ce qui, pour moi, le rend plus dramatique. Et il y a aussi de fabuleux petits passages vocaux qui me donnent la chair de poule. »
Quand on lui a demandé si le groupe était préparé lorsqu’il est entré en studio pour Senjutsu en 2019, Dickinson a répondu : « C’était plutôt : ‘Allons en studio et voyons ce qui se passe’, parce qu’on avait des bouts de morceaux, mais pas de chansons terminées. »
« Nicko [McBrain, batterie] est arrivé tout renfrogné et a dit : ‘Je ne sais pas pourquoi on fait ça. On pourrait faire ça plus tard ?’ [rires] »
« Et c’est une chance que nous l’ayons fait à ce moment-là, car si nous ne l’avions pas fait, Dieu sait quand nous aurions eu l’occasion de travailler dessus ! »
Il a poursuivi : « On a passé quelques semaines à enregistrer des pistes, et bien sûr, ça impliquait aussi le processus d’écriture, qui consistait pour Steve à prendre quelques idées, d’Adrian [Smith, guitare] et/ou Janick [Gers, guitare], et puis il partait s’enfermer dans sa tanière pendant deux, trois, quatre ou cinq jours. »
« Et puis il sortait et disait : ‘Oh, je crois que j’en ai une !’, et c’était un de ces morceaux de neuf, dix ou onze minutes. Évidemment, ça ne servait à rien d’essayer de les apprendre du début à la fin, alors on les faisait par morceaux. »
Il a ajouté : « Adrian et moi, on a toujours eu tendance à écrire des chansons un peu plus conventionnelles ; on peut généralement se mettre dans une pièce avec un batteur et dire : ‘Un, deux, trois, quatre’ et c’est parti. C’était donc un mélange de méthodes de travail. »